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Introduction au concept de « gender » (égalité des sexes)

Le concept de « gender » (genre, égalité des sexes) part du principe que la nature masculine et féminine, la vocation maternelle de la femme et la vocation paternelle de l’homme, l’identité sponsale de l’homme et de la femme, leur complémentarité et leurs différences anthropologiques, l’amour sponsal et la famille, entre autres données de notre structure anthropologique, sont des « constructions sociales », autrement dit qu’ils n’existent pas en soi. La réalité de notre existence, ainsi idéologiquement transformée en « constructions sociales », empêcherait aux femmes d’accéder à une égalité de pouvoir social homme-femme. Pour acquérir cette « égalité », il est considéré nécessaire de déconstruire les « stéréotypes » de genre tels que la vision de la femme comme :

Mère
Gardienne de la vie
Epouse, hétérosexuelle
Educatrice
Cœur du foyer
Aide assortie à l’homme, complémentaire
Médiatrice

La déconstruction se fait avant tout à travers l’éducation, dès le plus bas âge, et la « sensibilisation » sous toutes ses formes (médiatique, publicitaire, associative…), mais aussi par les politiques internationales, régionales, nationales et locales.

La vision de la femme que promeut le « gender » est celle d’une femme :

Citoyenne
Autonome, auto-réalisée
Célibataire et sexuellement « libérée », contrôlant sa fécondité
Détentrice et revendicatrice de droits
Activiste, agent de transformation sociale
Carriériste
Détentrice de « pouvoir » social, économique et politique
Productrice, rentable à l’économie

La nouvelle vision tend à être absolutiste, c’est-à-dire exclusive de la réalité qu’elle a déconstruit. Autrement dit, la nouvelle culture exalte la citoyenneté mais ne parle plus de la maternité comme vocation constitutive de la femme ; elle promeut les droits jusqu’au mépris de la vie ; elle fait de l’égalité un thème dominant mais la complémentarité est devenue un sujet tabou.

L’égalité des sexes ou des genres est entendue uniquement en termes de pouvoir égal (politique, socioéconomique, culturel…). Le « gender » interprète le pouvoir en fonction d’une volonté de possession pour soi, non en fonction d’une volonté de service des autres. Le concept est d’ailleurs d’origine marxiste : il se rapporte à la lutte des sexes, la femme étant « opprimée » par l’homme et devant pour cela prendre le pouvoir politique ainsi que le contrôle des moyens de « reproduction ».

Le droit de choisir son orientation sexuelle fait de plus en plus explicitement partie de ce que la gouvernance mondiale entend par « égalité des sexes » ou des « genres ».

© Marguerite A. Peeters 2009
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